Si on se là jouait à la...

Publié le par Lilye

Hier soir, j'étais là, allongée, cherchant désespérement le sommeil.
3h du matin, toujours les yeux grands ouverts, à regarder le plafond.
Et puis d'un coup, j'ai eu envie de me la jouer à la Carrie Bradshaw (oui, oui, la belle blonde qui orne des bus). Me lever, me poser devant un pc et écrire. Ecrire mes pensées sur ce que que je ressentais à ce moment là. C'est bête, sûrement que c'est bête oui cette soudaine envie.
   
    Mais j'avais trop chaud contre lui, j'arrivais pas à dormir. Et pourtant. J'étais là dans ses bras. Chose improbable. Après ce que je lui ai dis, je n'aurai pas du me situer à cet endroit précis, non finalement je n'aurai pas du. Mais j'y étais. Et j'y étais bien. Si bien. Moi qui déteste ça, être entourée la nuit, être bloquée la nuit j'y étais et je ne voulais surtout pas en sortir. Et puis ce soir je sais que je vais avoir du mal à m'endormir car il n'est pas à coté. Alors oui, hier soir j'avais envie juste d'écrire ça, me questionner sur le pourquoi cherchons-nous toujours l'amour, pourquoi avons-nous toujours besoin d'être aimé, apprécié ? Pourquoi même si on se dispute, ce qu'on recherche au fond c'est toujours plus d'attention de la part de l'autre, toujours plus de démonstration et surtout pourquoi ce besoin de se réconcilier immédiatement ?

    Même si on est plus que différent, même si parfois cela me pousse à péter un plomb, même si on en arrive à se disputer, et bien malgré tout je ne veux surtout pas quitter ses bras, surtout pas. J'y suis bien. Il dort et pourtant il me cherche. Il boude si je me tourne. Il a cette façon bien à lui de bloquer son bras de telle sorte que je ne puisse plus bouger. Et puis, je l'écoute respirer. Coller mon oreille sur son torse. Ecouter son coeur et sa respiration. Ecouter en silence et profiter. Savourer. Juste entendre un petit souffle, ce minuscule soupir quand dans un petit sursaut il sait. Il ressert un peu plus. Inconscient mais pourtant si présent.

    Alors non pour rien au monde je ne céderais ma place dans ses bras. Rien. Et même vous me répetez "tu sais que..." et bien tant pis, j'y suis bien. Point. Tant que j'y suis bien et que je ne veux pas être ailleurs, j'y reste.

Et les questions resteront sans réponses quoiqu'en réalité, il n'y en a pas. On a ce besoin. Et à nous de l'assouvir. Du mieux qu'on peut. Pour être heureux.
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Publié dans Réflexions

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