Rien ne change

Publié le par Lilye

La chanson disait que tout peut changer aujourd'hui.

Oui tout peut changer aujourd'hui.

C'est vrai, un jour un soir une minuite et tout bascule, c'est la rupture, c'est la fin, c'est les larmes, c'est les cris, c'est la douleur, une douleur si forte, que meme bouche ouverte, les tripes renversées dans le ventre rien ne sort, envie de hurler, on crie un peu, on pleure fort, très fort, on déteste, on insulte, on tape, on frappe fort, très fort, on donne des coups qui font mal parfois cherchés d'autres inattendus qui blessent plus, on frappe jusqu'à n'en plus pouvoir, on se déteste, on le déteste, on le hait, on l'aime, on le supplie, on dit tout, on dit rien, on cherche comment le faire revenir sur sa décision, on cherche les mots qui font mal et qui attirent la pitié, on dit ce qu'on croit etre la vérité, et qui sont surement la vérité, on crie, on se tait, on fait semblant de lire, on fait semblant d'etre dure, on entend des mots durs, des je t'aime pas, des je t'ai jamais aimé, des j'ai joué avec toi, qu'on sait qu'ils sont faux, qu'on sait qu'ils sont juste là pour nous aider à le détester parce qu'il se dit que si on le déteste on s'en sortira plus vite, et puis il y a ensuite les regards qui ne trompent pas, il y a le corps qui s'exprime, une crise qui nécessité une attention particuliere, une heure où il faut juste apaiser l'autre, lui dire calme toi, chut, ça va aller, chut, je suis là, chut, calme toi. On finit par un calin, un baiser qui se veut etre comme aspirant, comme si ce baiser voulait dire le reste, comme si on sait pas demain nous priverait d'un autre pour toujours, comme si après tout c'est vrai, tu as dis que tu voulais me quitter. Le réveil sonne, il est très tot, on le repousse, encore et encore on se sert dans les bras, on embrasse doucement, on serre, on serre, tu prends ton sac et puis, et bien et puis tu reviens encore et encore en arriere, me revoir, me retoucher, me réembrasser. Et puis la porte se ferme, définitivement. On s'endort, comme dans un mauvais rêve. Le réveil est brutal. Tout est vide, lit vide, appart vide, juste vide. Du vide. Dans ma vie, dans mon coeur. Physiquement et moralement, mentalement, réellement. Du vide.

Mais rien ne change. Toujours toujours le meme refrain. Je t'aime mais c'est fini. Tu n'as rien fais de mal, c'est juste moi qui déconne. Tu es quelqu'un de bien. Je t'aime, sincèrement, je ne cesserai jamais de t'aimer. Mais...

C'est fini, hein c'est fini. La copine dit tu reviendras, elle te donne quelques jours. Les autres disent, un jour oui, mais pas maintenant. Moi j'ai envie de les croire mais j'ai peur, peur que non, peur que non. Peur qu'elle, elle te fasse du mal, et qu'elle dise oui, mais pour les mauvaises raisons. Et tu reviendras pas. Alors moi j'ai peur, peur du vide, peur du vide que tu as laissé, ton étagère est vide. Ton gobelet en plastique me nargue. Ta fleur se fane.

Rien ne change, on vit toujours les memes situations. Et je suis fatiguée de vivre dans la répétition.
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