J'fais ce qu'je veux !

Publié le par Lilye

J'étais en grande discussion avec Cendrillon, princesse des étoiles lorqu'elle m'a dit "je fais ce que je veux, c'est bien ça le problème". Hum, tres interessant. En quoi cela est-ce un problème pour toi, petite cendrillon de faire ce que tu veux ? Cela me parait bien étrange, à moi qui n'est pas eu l'impression de faire ce que je voulais depuis un certain temps. Après discussion, je te comprend.

Alors voila, maintenant je m'interroge. Je me suis sentie brimée, je n'ai jamais réellement agis pour mon propre bonheur, selon mes propres envies,  toujours pour celui des autres. Et la, je me retrouve assez libre, avec cette idée en tête "j'vais p'voir faire tout c'qu'j'veux !". Et voila que ma Cendrillon me dit que ça l'embete de faire ce qu'elle veut. Grand choc pour moi. Grande remise en question alors sur cette liberté soudaine.

En l'occurence qu'est ce que c'est la liberté ? On nous serine depuis le CP "liberté, égalité, fraternité". Mais personnelement je ne la vois pas au quoitidien cette devise. Dans ma vie quotidienne, je ne me sens pas vraiment libre d'agir selon mes envies.
Non pas que je veuille tuer, ou outrepasser les lois, non non, cela reste à un bien plus bas étage, celui de mes actions au quotidien face à ma famille, mes amis.

Voila, si ce soir je veux aller la, plutot que la-bas mais que la-bas c'était prévu et qu'on m'attend, je vais devoir aller la-bas alors que je veux pas. Je vais devoir me forcer d'aller la-bas parce que ça fait bien, parce que je me suis en quelques sortes engagée. Et bien non, je refuse ! Je fais ce que je veux non ? Je peux faire ce que je veux non ? Et bien, il est difficile de sauter le pas, il est difficile de dire "non je ne viendrais pas ce soir". Il va falloir inventer des escuses pausibles, mentir.  Et c'est bien dommage.

On devrait tous, entre amis et famille, comprendre qu'une personne, un jour ressent le besoin de voir autre chose, de ne pas etre presente, découvrir un autre univers. Les amis devraient essayer de comprendre ça et l'accepter. Pour qu'enfin Cendrillon et moi, on puisse aller où bon nous semble, ce soir, demain, dans un ans ou après.

J'ai eu de la chance, j'ai eu ce besoin de faire ce que je veux, tres jeune, de partir ailleurs, voir d'autres amis. Je crois que mon parcours montre aussi cette envie de liberté. J'ai été élévée dans une famille libre. Je fais partie d'une des rares de la smalla qui reste chez ses parents, à mon âge mes dizaines de cousins et cousines étaient déjà tous partis du cocon. Mais ce n'est pas pour autant que je me sens enfermée. On a toujours eut notre liberté. Je fais depuis bien longtemps ce que j'veux de ma vie, j'vais là où j'veux ( avec bien sur des limites imposées par l'âge) ce qui m'a permis de prendre très vite mes responsabilités, savoir où m'arreter. J'sors quand j'veux, j'vois mes amis si j'veux, sans aucune interdiction, j'fais ce qu'j'veux de ma vie privée, j'fais mes choix seule (ho bien sur j'entend des voix qui vont s'éléver... C'est faux regarde ta derniere ... Non, il s'agissait juste d'une opinion, j'aurai toujours pu faire c'qu'j'voulais).

Mon besoin de liberté se sent juste oppressé amicalement. Je n'ai pas l'impression d'être moi même, toujours à se contrôler, toujours faire attention aux mots que tu prononces, ne jamais pouvoir dire les choses comme on les ressent vraiment, toujours devoir parler avec des pincettes, y compris avec ceux qu'on voit comme ses meilleurs amis. Et j'le dis, pardon de la vulgarité, ça m'fait trop chier.

Mon plus grand sentiment d'oppression, c'est l'amour. Je suis comme ça, je donne, toujours, sans cesse, sans réellement penser à moi, à mon bonheur, à mes envies. Je me sacrifie pour l'autre, me laissant derrère le mettant en avant pour le rendre heureux. Mais à bien y réflechir, on s'emprisonne en fonctionnant comme ça. Je m'emprisonne, je ne suis pas libre. Car j'en oublie ce que je suis, j'en oublie ce que mes parents m'ont donné de plus beau : la liberté, ma liberté, l'indépendance. Et je m'étouffe.

Il y a bien un ami, un seul avec qui rien n'est pareil. Shibee ! J'ai pas peur de lui dire "merde", j'ai pas peur de lui dire que la, il va trop loin, que la je le deteste quand il dit ou fait telle chose, que la je l'aime. J'ai pas honte de tout lui dire y compris les choses les plus intimes, que je ne dirais à jamais personne d'autre. Je n'ai pas peur de son jugement car je sais qu'il n'y en a pas. J'ai pas peur d'aller trop loin avec lui, il me remettra toujours à ma place et me pardonnera. J'ai pas peur de pleurer, j'ai pas peur de la tendresse qui peut il y avoir. J'ai pas peur de l'amitié, j'ai pas peur de l'amour, j'ai pas peur de la vie avec lui. Il y a cette tendresse, cet amour enfantin avec lui. Je lui ai tout faire subir, je n'en suis pas fière, je l'ai abandonné sans raison pour des milliers de personnes. Mais lui sait que j'avais besoin de découvrir le monde et la vie, la joie et la tristesse, l'amour et la haine sans lui, loin de lui. Lui a compris et m'a laissé partir 6 ans.

Voila, alors maintenant que je suis seule, je me suis dis, "oui je suis enfin libre"... Mais il n'en ai rien, je ne suis pas libre. Je dépend de mes amis pour aller bien, je dépend d'eux pour ne pas me retrouver seule.

Tu m'as fais réfléchir Cendrillon.

Et au fond, ce soir je ne sais plus ce que le mot liberté veut dire pour moi, car je l'ai ma liberté, j'ai la plus belle des libertés : celle d'avoir grandie comme je le voulais, d'être devenue celle que je voulais et celle de mes parents : la confiance. La confiance est, je le crois, la plus belle preuve de liberté .... Alors que demander de plus ?

...
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Publié dans Réflexions

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H
Je crois que le besoin de liberté, d'indépendance est quelque chose de vital. Le "problème" de faire ce que l'on veut, c'est l'incompréhension de l'autre parfois. Mais on n'agit pas en fonction de l'autre, il faut faire les choses comme on l'entend, sans penser au qu'en-dira-t-on. Que cela plaise ou non, ça ne change rien, on ne peut pas se travestir très longtemps. C'est une démarche qui peut paraître égoïste, mais je trouve, pour ma part, que c'est une forme de respect envers l'autre. Ne pas céder à ses peurs, les combattre. Je ne dis pas que c'est facile mais il est important d'en prendre conscience. Quant à l'entourage, et je vais parler pour moi, je n'accepte que peu de compromis (dans le sens où je ne m'oblige à rien et surtout je ne m'interdis rien). "Love me or leave me!"
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